Rillette : 3 questions pour comprendre l’affaire du sanglier menacé d’euthanasie par les services de l’État
ON VOUS EXPLIQUE. Rillette est le nom d’une femelle sanglier domestiquée par une Auboise. Menacé d’euthanasie par les services de l’État, l’animal est soutenu par des milliers de personnes en France et à travers le monde.
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« C’est un membre de la famille », clame sa propriétaire, Élodie Cappé. Adoptée alors marcassin, Rillette, un sanglier domestiqué, est aujourd’hui menacé d’euthanasie. Sa propriétaire fait tout pour le sauver. Face à l’autorité de l’État, le soutien est au rendez-vous : pétition à succès, personnalités à sa rescousse, chanson à son nom… Rillette est assurément le sanglier le plus connu de France.
1. Comment un sanglier s’est laissé adopter ?
« J’ai entendu du bruit près de la boîte aux lettres, là où on met les poubelles, et j’ai découvert un petit marcassin », raconte Elodie Cappé à L’Est Éclair. C’était le 1er avril 2023. Cette propriétaire d’un centre équestre l’amène chez le vétérinaire. Elle le nourrit au biberon, lui donne de l’affection et « elle a survécu », explique-t-elle à nos confrères du Parisien.
1 an et demi plus tard, cette boule de poils de 3 kg est devenue une laie d’environ 100 kg. En pleine forme, « très gourmande » en pommes et tomates, elle vient à la rencontre des visiteurs, toujours preneuse de quelques caresses. Un vrai animal de compagnie. Sa propriétaire lui a d’ailleurs donné un nom : Rillette. « Elle est très lève-tard. Elle a un meilleur rappel que mes chiens, elle n’a aucune once de méchanceté, très pacifiste mais n’aime pas être mise de côté », précise sa propriétaire en interview.
2. Pourquoi l’animal est menacé de mort par les services de l’État ?
Élodie Cappé cherche d’abord à la placer. « Personne n’en voulait. Ils m’ont tous dit qu’un sanglier ça détruit tout, qu’il n’y avait pas de place. Les parcs animaliers étaient surchargés en sangliers », raconte-t-elle. Sur internet, l’éleveuse équine tombe alors sur une publication signifiant qu’un arrêté datant de 2018 permettrait de le garder. C’est du moins la position de la Fondation Brigitte Bardot, moins celle de l’État et de la préfecture de l’Aube qui s’appuie sur ce même article de loi.
Début 2023, puis début 2024, la propriétaire fait une demande de déclaration de détention d’animal non domestique auprès des services de la DDETSPP. Par deux fois, les demandes sont refusées. L’Office français de la biodiversité prend en charge le dossier et le parquet ouvre une enquête. Élodie Cappé raconte que l’OFB est venu à sa rencontre à la fin de l’été, « ils m’ont dit qu’il fallait que je m’en débarrasse sous peine d’euthanasie de l’animal »., dit-elle accusant ces derniers de vouloir « l’abattre d’une balle entre les deux yeux ».
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