Seule candidate, Sheila Risbud est de nouveau proclamée présidente de l’ACFA
L’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) annonce la réélection de sa présidente, Sheila Risbud. Cette dernière entamera son deuxième mandat le 16 octobre.
Celle qui a mené le combat du financement du Campus Saint-Jean durant son premier mandat a été réélue sans opposition. La décision a été annoncée vendredi matin par l’ACFA.
«Selon les Statuts et règlements de l’ACFA, lorsqu’il n’y a qu’une seule candidature pour un des postes ouverts au conseil d’administration, ce candidat ou cette candidate sera déclaré élu».
Communiqué de presse de l’ACFA
Cette dernière précise que deux postes d’administrateurs représentant les territoires Nord-Est et du Nord-Ouest demeurent vacants. Il appartiendra au nouveau conseil d’administration de proposer une candidature pour chacun d’eux. Les candidats seront déclarés élus d’office.
Le 27 août, le président de la Commission électorale de l’ACFA, Frank McMahon avait prolongé la période de mise en candidature pour ces deux postes d’administrateur jusqu’au jeudi 2 septembre, à 16 h, mais sans succès.
Peu de candidat : la pandémie en cause selon l’ACFA
Selon la directrice générale de l’ACFA, Isabelle Laurin, plusieurs raisons expliquent le peu de candidatures recueillies pour cette élection, notamment à l’extérieur d’Edmonton et de Calgary, et la pandémie en est une importante.
«Ça fait plus de 18 mois que l’on ne s’est pas promenés en région. Évidemment, on a participé à plusieurs activités, mais c’était en virtuel, dit-elle. Ça ne permet pas de faire du réseautage avec les gens et de voir leur intérêt à peut-être siéger au conseil d’administration.
»
Moins de francophones en région
Tous les 6 ans, les élections scolaires ont lieu pratiquement en même temps que les élections de l’ACFA.
«Ça donne deux instances davantage politiques dans la communauté francophone de l’Alberta qui sont à la recherche de candidats», explique-t-elle. Évidemment que dans les plus petites régions, ça met plus de pression sur les gens.
Isabelle Laurin ajoute que pour certaines régions comme le nord-ouest et le nord-est de la province, «ça fait quelques élections qu’il y a un peu moins de candidatures
».
Selon elle, un mouvement démographique en est la cause. «Il y a plus de francophones présentement dans la métropole et la capitale et peut-être un peu moins dans les régions
», suggère-t-elle. La directrice générale de l’association porte-parole des francophones de l’Alberta annonce que ce thème sera prochainement discuté au sein du conseil d’administration. «Il s’agira de voir si la composition du conseil d’administration reflète encore la démographie
», conclut-elle.