À Calgary, des manifestants appellent à un débat électoral plus vert
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Réunis sous l’impulsion du mouvement écologique Fridays For Future, des manifestants demandent à ce que les débats électoraux des prochains jours donnent davantage de place à la lutte contre les changements climatiques.
Peu avant midi mercredi, le rassemblement s’organise. Sloan Bristowe Turner et Mackenzie Cumming, les deux organisatrices du Fridays For Future Calgary, préparent les pancartes.
«On organise cet événement parce qu’il y a des débats entre les chefs des partis fédéraux demain et ce soir, et nous voulons que la crise climatique et l’action pour combattre la crise climatique soient un enjeu prioritaire
», dit Sloan Bristowe Turner, une des deux organisatrices.
Ce rassemblement qui se veut non partisan fait partie de la cinquantaine d’actions prévues à travers le pays mercredi pour sensibiliser les partis politiques au changement climatique.
L’organisation a deux revendications pour le prochain gouvernement.
«La première est un moratoire sur tous les projets de l’industrie des énergies fossiles, incluant ceux qui sont en cours. Et aussi, qu’un plan soit fait pour une transition juste qui privilégie les populations rurales et autochtones
», dit Sloan Bristowe Turner, coorganisatrice du rassemblement Fridays For Future Calgary.
Soixante personnes étaient attendues
Katherine Erich est l’une des personnes présentes au rassemblement. À 17 ans, elle n’a pas l’âge de voter, mais tient à être sur les lieux. Les jours passent et rien ne semble changer dans la cause climatique, rien ne semble être fait. Ça fait des années que l’on milite et c’est encore le temps de continuer
, dit-elle.
«On attend une soixantaine de personnes
», dit McKenzie Cumming, une autre organisatrice. Ce ne sera finalement qu’une trentaine de personnes qui seront au rendez-vous.

PHOTO : RADIO-CANADA / GEOFFREY GAYE
Sloan Bristowe Turner avoue que le militantisme écologique n’est pas toujours en accord avec les préoccupations albertaines. Les Albertains ne sont pas toujours concernés. Je pense surtout que c’est parce qu’ils pensent que des actions climatiques vont leur faire perdre leurs emplois
, dit Sloan Bristowe Turner.
L’Alberta ouvert à l’écologie
Professeur en sciences politiques au Campus Saint-Jean, Frédéric Boily constate, quant à lui, une ouverture
concernant le changement climatique. Il cite la plateforme du chef du Parti conservateur du Canada, Erin O’Tool, plus ouverte à la lutte contre les changements climatiques et plutôt bien acceptée dans le fief électoral conservateur.

PHOTO : RADIO-CANADA / GEOFFREY GAYE
«On se demandait au début de l’élection si cette proposition serait acceptée ou non par les conservateurs albertains. Pour le moment, il semble que cela soit véritablement un facteur de division à l’intérieur de la famille conservatrice et l’on peut supposer que ça passe quand même relativement bien
».
Selon lui, les électeurs albertains en milieu urbain accordent une grande importance aux changements climatiques et seront prêts à regarder du côté des plateformes des autres partis.
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